
Donation au dernier vivant : comprendre la succession 1/4 pleine propriété 3/4 usufruit
Faire une donation avec 1/4 pleine propriété 3/4 usufruit c'est possible ! On vous explique tout !
Lors d’une succession, un bien immobilier peut être transmis sous forme de démembrement de propriété, où les droits liés à ce bien sont divisés entre l’usufruitier et le nu-propriétaire. Cette division des droits peut avoir un impact majeur sur les modalités de la succession, la gestion des droits de succession et le calcul des parts à transmettre. Comprendre cette notion est essentiel pour bien préparer la succession, surtout lorsqu'il s'agit de la vente d'un bien démembré en usufruit.
L’usufruit est un droit qui permet à une personne (l’usufruitier) d'utiliser un bien ou d’en percevoir les fruits (par exemple, les loyers d’un bien immobilier), mais sans pouvoir en disposer définitivement (pas de vente possible, par exemple).
La nue-propriété, quant à elle, est le droit de disposer du bien (vente, donation, etc.), mais sans pouvoir en profiter tant que l'usufruit existe.
Dans une succession, ces deux droits sont souvent partagés entre différents héritiers. Un conjoint survivant peut par exemple conserver l'usufruit d’un bien immobilier, tandis que les enfants héritent de la nue-propriété. Cette répartition peut avoir un impact considérable sur les droits de succession à payer.
Prenons l'exemple d'un couple, Marc et Claire, propriétaires de leur maison. Claire décède en laissant Marc, son époux, en usufruit de la maison, et leurs deux enfants héritent de la nue-propriété.
Les droits de succession sont dus par les enfants, car ce sont eux qui héritent de la nue-propriété. Le conjoint survivant, en revanche, est exonéré de droits de succession pour l'usufruit qu'il reçoit.
Le calcul des droits de succession se base sur la valeur de la nue-propriété, et non sur la valeur totale du bien. En effet, les enfants n'héritent que de la nue-propriété, ce qui permet de réduire le montant des droits à payer par rapport à une succession classique de pleine propriété.
Prenons l’exemple d’un bien immobilier d’une valeur totale de 500 000 euros. Si Marc, usufruitier, a 70 ans, la valeur de son usufruit est de 30% du bien (selon le barème fiscal des droits de succession sur l'usufruit, voir tableau ci-dessous).
Dans ce cas, la valeur de la nue-propriété du bien que les enfants héritent est donc de 350 000 euros (500 000 x 70%). Ce montant sera celui sur lequel les droits de succession seront calculés.
Si les enfants bénéficient d’un abattement de 100 000 euros chacun (en tant qu’enfants directs), la base imposable pour le calcul des droits de succession est réduite à 250 000 euros (350 000 - 100 000).
Les droits de succession des enfants seront ensuite calculés sur ce montant, en fonction du barème applicable aux successions entre parents et enfants.
Imaginons maintenant que Marc et ses enfants décident de vendre la maison, après le décès de Claire. Marc est toujours usufruitier, et les enfants sont toujours nus-propriétaires.
Supposons que la maison soit vendue pour 400 000 euros. Le partage de cette somme sera effectué selon la répartition de la valeur entre l’usufruit et la nue-propriété.
La vente d’un bien démembré en usufruit peut être une option intéressante pour optimiser la gestion patrimoniale. Les solutions telles que la vente en nue-propriété viagère ou vente en démembrement temporaire permettent de transmettre un bien tout en réduisant la fiscalité et en conservant l'usufruit pendant la durée souhaitée.
Si vous êtes dans cette situation ou envisagez une telle opération, vous pouvez consulter notre page dédiée à la vente de bien en usufruit sur Skarlett pour plus d’informations et pour explorer les différentes options disponibles.
Je veux les clés pour une retraite dorée !
En vous inscrivant, vous acceptez notre politique de confidentialité.